Restauration fauteuil voltaire en traditionnelle

Le SANGLAGE 

Sur ce type de siège, il est indiqué de fixer des sangles en jute. L’entrelacement des sangles permet une meilleur cohérence et une plus grande solidité . La fixation par clouage à la semences de 12 onces, sera exécutée avec beaucoup de soin, généralement à la mi épaisseur des bois de la ceinture du siège. La régularité de la tension est un facteur primordiale de la qualité de travail du tapissier. Il ne faut pas omettre que c’est le sanglage qui endure le poids de l’utilisateur. 

 

TIRÉ DU LIVRE SIÈGES FAUTEUILS ET CANAPÉS DE JEAN JACQUES trautwein 

Le guindage 

Dans notre profession, on nomme « Guindage » la série d’opérations qui composent à l’ensemble des ressorts mis sur un fond de fauteuil sa forme générale une fois fini. une fois les ressorts choisis, disposés et fixés sur les sangles, il seront guindés. Autrement dit et de manière schématique comprimés, liés et maintenus entre eux par des cordes à guinder, dans l’unique but de construire une assise cohérente. Les travaux de guindage doivent être menés avec compétence et beaucoup de conscience professionnelle car de leur qualité d’exécution dépendent finalement le confort, la forme et la durée d’utilisation d’une assise de siège.. 

 

 

 

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La mise en crin 

Le laçage du crin exige un doigté et le sens de la forme pour déterminer la quantité et la répartition du crin. Cette quantité est difficile à mesurer, aussi l’expérience d’un tapissier expérimenté est fondamentale pour l’apprécier; en fonction de plusieurs critères: grandeur et forme du siège, épaisseur de la garniture une fois finie. De la répartition correcte du crin et de l’homogénéité de la couche de crin dépend finalement la forme de la garniture… 

 

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Le rabattage 

Il consiste à fixer avec des semences de 6 onces la toile à garnir définitivement sur le chanfrein du siège. Cette opération va définir la forme qu’aura le siège terminé. Elle est particulièrement délicate et peut être l’une des plus difficile de tous les travaux de rembourrage. La main doit effectivement juger de la quantité de matière, déterminer la forme finale et prévoir l’emplacement du bourrelet de garniture. L’habitude et l’expérience demeurent des facteurs irremplaçables pour arriver à un résultat satisfaisant. Il faut jauger la quantité de crin et l’ampleur de la toile d’embourrure avant de la fixer définitivement. Sans oublier que lors du piquage qui va suivre cette ampleur sera un peu absorbée par les points de garniture successifs. 

 

 

LE PIQUAGE

Le but du piquage est bien sûr d’assurer à la garniture sa forme et sa fermeté définitive, mais également de lui donner la solidité nécessaire à l’usage.

Comme pour le rabattage, le piquage doit tenir compte du style du siège afin d’évaluer la forme et la grosseur du bourrelet à confectionner. D’une manière générale, le piquage est réalisé par deux ou trois points avant droit ou noués, puis d’un point arrière impérativement noué pour le bourrelet. Les raccords de la ficelle se fond dessus pour les points droits et sous le bourrelet pour les points noués. En fonction de sa hauteur, de sa finesse et en raison des contraintes subies par la garniture    lors de son utilisation, il sera peut être nécessaire de réaliser par exemple deux points derrière, trois sur les côtés et quatre ou cinq sur la devanture. la succession des points de la garniture nécessite un sérrage progressif et simultanément une longueur dégressive.  

 

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